Excentricité faciale

Vous avez surement remarqué, dans mon dernier article, les étranges lunettes de Twiggy sur la photo… Elles sont signées Pierre Cardin, et évoquent l’ère futuriste. La fascination pour l’espace du couturier semble bien réelle, tant elle est présente dans les années 1960. En tout cas, le couturier ne manquait pas d’imagination.  Petit tour d’horizon des excentricités rencontrées dans ses créations, si j’avais vous êtes en panne d’inspiration…

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Le futur de la mode : c’est maintenant (Partie 2)

50 ans plus tard, la mode a changé, mais les créateurs sont toujours autant visionnaires. La technologie et la science continuent de fasciner les stylistes qui ne s’inspirent plus de la conquête spatiale mais des technologies de la communication, de la biotechnologie ou des nouveaux procédés de fabrication comme l’impression 3D.

La nouvelle génération de créateurs allie parfaitement le savoir-faire traditionnel, la technologie de pointe et les nouveaux matériaux. Les studios ressemblent plus à des laboratoires qu’à des ateliers.

Zoom sur

Hussein Chalayan 

 Ce styliste d’origine turque et installé en Grande Bretagne est un visionnaire. Il est reconnu pour ses créations expérimentales qui mêlent design, architecture, nouvelles technologies et mode. Parmi ses pièces les plus emblématiques, la Remote Control Dress en 2000 sera le premier vêtement portable à intégrer un système sans fil. Une robe fabriquée avec des matériaux issus de l’aéronautique, qui change de forme et se contrôle grâce à une télécommande. Rien que ça. Démonstration en vidéo:

Iris Van Herpen 

La jeune créatrice néerlandaise est surement celle qui explore le mieux les possibilités offertes par les technologies. C’est d’ailleurs la première styliste à avoir introduit l’impression 3D en haute-couture. Ses collections sont conçues grâce à des logiciels, les différentes parties des vêtements qui sont ensuite assemblés à la main couche par couche sont imprimées en 3D.

Ce n’est pas un hasard si ses créations rappellent l’univers d’Alexander Mc Queen, puisqu’elle a travaillé pour le couturier avant de lancer sa maison. Elle utilise de la dentelle siliconée, du cuir industriel, des lamelles acryliques (c’est une fibre textile synthétique) et du plastique pour créer des pièces uniques et même de véritables œuvres d’art…

Ying Gao

La designer exploite les technologies de reconnaissance de mouvements grâce à des capteurs qu’elle intègre à ses pièces oniriques. Elle créé des robes en « super organza », le tissu le plus léger au monde. Les robes prennent vie, s’illuminent lorsqu’on les fixe du regard et les fibres s’activent grâce à de minuscules moteurs.

Lauren Bowker

Cette londonienne fusionne la chimie et la couture en créant un vêtement doté d’un tissu intelligent fait de cuir et d’encres qui a la particularité de changer de couleur en fonction des différentes conditions environnementales (chaleur, pollution, vent, humidité,…) Pour elle, le but de ce projet est de révéler ce que nous ne voyons pas, ne sentons pas, et n’entendons pas. Cette recherche permet d’entrevoir la manière dont un humain s’adapte à l’environnement. Laurent Bowker a créé son studio, The Unseen, sur son site internet elle y montre ses créations, elle donnera bientôt des cours d’alchimie, pour ceux qui sont intéressés, et on peut acheter en ligne quelques une de ses créations.

 

Photo à la une: Lauren Bawker

Le futur de la mode : c’est maintenant (Partie 1)

Allier savoir-faire, nouvelles technologies et matières innovantes…

En quoi est-ce révolutionnaire dans la mode ?

A la conquête de l’Espace

Tout commence dans les années 1960. La conquête de l’espace fascine l’être humain. En 1961, un premier homme du nom de Youri Gagarine est envoyé dans l’espace. Stanley Kubrick réalise le fameux long-métrage en 1968 : 2001 : l’Odyssée de l’Espace, Et enfin Neil Armstrong fait ses premiers pas sur la Lune en 1969.

Les années 60 sont donc marquées du début à la fin par le monde spatial. En mode aussi, ça se ressent. L’ère du style futuriste est dans la tête des créateurs qui y voient une nouvelle source d’inspiration.

En 1964 Pierre Cardin présente sa collection Space Age. Il introduit des robes futuristes aux motifs géométriques, coupées dans des matières synthétiques. Il est d’ailleurs le premier à utiliser le vinyle comme matière première dans ses créations. Côté mode masculine, Pierre Cardin fait fort avec sa première collection appelée « Cosmos » en 1967. C’est à partir des années 1960 que la mode masculine intéresse les créateurs et prend de l’ampleur.

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« Space Age », Pierre Cardin

Paco Rabanne fait ses débuts en 1966, dans un contexte économique et social en pleine mutation et dans une période de forte revendication. On le surnomme le « métallurgiste » car il créé des robes en plastique et métal. Le métal n’avait jamais été utilisé dans la mode avant lui…

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Robe en métal, Paco Rabanne

Courrèges sera également de la partie et va défier les conventions en proposant une garde-robe totalement différente de ce qui se faisait à l’époque. Souvenez vous, Il introduit la mini-jupe et la robe trapèze. Deux pièces qui n’ont pas prises une ride, aux inspirations futuristes avec comme matière dominante le vinyle.

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Courrèges

A très vite pour la seconde partie !