Le futur de la mode : c’est maintenant (Partie 2)

50 ans plus tard, la mode a changé, mais les créateurs sont toujours autant visionnaires. La technologie et la science continuent de fasciner les stylistes qui ne s’inspirent plus de la conquête spatiale mais des technologies de la communication, de la biotechnologie ou des nouveaux procédés de fabrication comme l’impression 3D.

La nouvelle génération de créateurs allie parfaitement le savoir-faire traditionnel, la technologie de pointe et les nouveaux matériaux. Les studios ressemblent plus à des laboratoires qu’à des ateliers.

Zoom sur

Hussein Chalayan 

 Ce styliste d’origine turque et installé en Grande Bretagne est un visionnaire. Il est reconnu pour ses créations expérimentales qui mêlent design, architecture, nouvelles technologies et mode. Parmi ses pièces les plus emblématiques, la Remote Control Dress en 2000 sera le premier vêtement portable à intégrer un système sans fil. Une robe fabriquée avec des matériaux issus de l’aéronautique, qui change de forme et se contrôle grâce à une télécommande. Rien que ça. Démonstration en vidéo:

Iris Van Herpen 

La jeune créatrice néerlandaise est surement celle qui explore le mieux les possibilités offertes par les technologies. C’est d’ailleurs la première styliste à avoir introduit l’impression 3D en haute-couture. Ses collections sont conçues grâce à des logiciels, les différentes parties des vêtements qui sont ensuite assemblés à la main couche par couche sont imprimées en 3D.

Ce n’est pas un hasard si ses créations rappellent l’univers d’Alexander Mc Queen, puisqu’elle a travaillé pour le couturier avant de lancer sa maison. Elle utilise de la dentelle siliconée, du cuir industriel, des lamelles acryliques (c’est une fibre textile synthétique) et du plastique pour créer des pièces uniques et même de véritables œuvres d’art…

Ying Gao

La designer exploite les technologies de reconnaissance de mouvements grâce à des capteurs qu’elle intègre à ses pièces oniriques. Elle créé des robes en « super organza », le tissu le plus léger au monde. Les robes prennent vie, s’illuminent lorsqu’on les fixe du regard et les fibres s’activent grâce à de minuscules moteurs.

Lauren Bowker

Cette londonienne fusionne la chimie et la couture en créant un vêtement doté d’un tissu intelligent fait de cuir et d’encres qui a la particularité de changer de couleur en fonction des différentes conditions environnementales (chaleur, pollution, vent, humidité,…) Pour elle, le but de ce projet est de révéler ce que nous ne voyons pas, ne sentons pas, et n’entendons pas. Cette recherche permet d’entrevoir la manière dont un humain s’adapte à l’environnement. Laurent Bowker a créé son studio, The Unseen, sur son site internet elle y montre ses créations, elle donnera bientôt des cours d’alchimie, pour ceux qui sont intéressés, et on peut acheter en ligne quelques une de ses créations.

 

Photo à la une: Lauren Bawker

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